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Vice caché automobile - Vous avez acheté un véhicule et un défaut grave apparaît après la vente ?

Je vous aide à faire reconnaître le vice caché, à préserver les preuves, et à obtenir une solution : annulation de la vente, réduction du prix, et/ou indemnisation selon le cas. Je vous propose un premier échange gratuit (15 min) pour analyser la situation et vous orienter sur la meilleure stratégie.

Vous êtes concerné si :

  • Votre voiture tombe en panne peu après l’achat (moteur, boîte, turbo, injection, électronique immobilisante,
  • Le vendeur minimise, nie, ou refuse tout échange,
  • Un garage évoque un défaut “ancien”, une usure anormale, une réparation cachée,
  • Vous hésitez : vice caché ou simple usure normale,
  • Vous craignez de faire “la mauvaise réparation” et de perdre la preuve,

Dans ces situations, le plus important est de sécuriser la preuve et de structurer le dossier dès le début.

Qu’est-ce qu’un vice caché (explication simple) ?

En droit, la garantie des vices cachés s’applique lorsque le défaut remplit trois conditions :

  • Il n’était pas apparent au moment de la vente (il était “caché”)
  • Il est suffisamment grave (il rend le véhicule impropre à l’usage ou en diminue fortement l’intérêt)
  • Il existait déjà avant la vente (la cause est antérieure, même si la panne apparaît après)

En clair : ce n’est pas “une petite panne”. C’est un défaut grave, invisible à l’achat, dont l’origine est antérieure à la vente.

Ce que vous pouvez demander

Selon votre objectif et les conclusions techniques (diagnostic / expertise), vous pouvez demander :

  • Annuler la vente (résolution) : Vous rendez le véhicule et sollicitez la restitution du prix,
  • Garder le véhicule mais obtenir une réduction du prix : Vous conservez le véhicule et demandez une baisse du prix liée au défaut (souvent en lien avec le coût de remise en état / la perte de valeur),
  • Demander des dommages-intérêts complémentaires (selon les cas) : En particulier lorsque le vendeur est professionnel ou lorsqu’il est établi qu’il connaissait le défaut, une demande d’indemnisation peut être envisagée (frais, immobilisation, remorquage, préjudices, etc.) en plus de la restitution ou de la diminution du prix.

Vendeur professionnel ou particulier : est-ce différent ?

Oui, et cela change souvent la stratégie :

  • Vendeur professionnel : la discussion est souvent plus “technique” et structurée (preuve / expertise / chiffrage), avec un niveau d’exigence plus élevé pour le vendeur,
  • Vendeur particulier : l’action est possible, mais le débat est fréquemment centré sur la preuve de l’antériorité du défaut et sur la gravité.

“Vendu en l’état” / “sans garantie” : est-ce fini pour vous ?

Pas nécessairement. Ces mentions n’empêchent pas automatiquement d’agir. Leur validité dépend du contexte (qualité du vendeur, qualité de l’acheteur, spécialité, bonne ou mauvaise foi, etc.).

Concrètement : on analyse le contrat/annonce et la situation, puis on construit la stratégie adaptée.

Les délais pour agir

La garantie des vices cachés obéit à des délais précis :

  • 2 ans à compter de la découverte du vice pour agir,
  • avec un délai-butoir qui ne peut pas dépasser 20 ans à compter de la vente.

En pratique : plus vous agissez tôt, plus vous protégez vos droits (et plus la preuve est simple à établir).

Ma méthode : une approche claire, étape par étape

  • Étape 1 : Analyse express et qualification juridique

On vérifie si le dossier s’oriente vers un vice caché (ou un autre fondement), et on identifie les points à prouver.

  • Étape 2 : Préservation des preuves (le point clé)

Avant de penser aux réparations, on sécurise : diagnostics écrits, devis et factures, photos / vidéos (voyants, fuites, fumées, bruits…), annonce de vente, échanges, historique d’entretien, pièces remplacées (si possible), conditions de conservation, etc. Un dossier “gagnable” peut devenir difficile si la preuve est perdue.

  • Étape 3 : Mise en demeure du vendeur

 On formalise les demandes (annulation / réduction / indemnisation) et on pose un cadre juridique clair.

  • Étape 4 : Expertise amiable contradictoire (quand c’est pertinent)

On convoque le vendeur pour une expertise amiable contradictoire : cela permet souvent de débloquer une négociation sérieuse.

  • Étape 5 : Expertise judiciaire (si nécessaire)

 Quand le vendeur refuse, conteste, ou quand l’enjeu est important, on peut solliciter une expertise judiciaire pour obtenir un constat neutre et opposable.

  • Étape 6 : Négociation ou procédure

Une fois la preuve consolidée, on choisit la voie la plus efficace : accord amiable encadré ou action judiciaire (avec une stratégie construite sur l’expertise).

Questions fréquentes sur le vice caché automobile

  • “Je peux faire réparer la voiture tout de suite ?”

Pas toujours : l’enjeu est de ne pas détruire la preuve. Selon le cas, il faut documenter, conserver, faire constater, et éviter les réparations qui “effacent” la cause initiale.

  • “Le vendeur ne va pas chercher mon recommandé : je fais quoi ?”

C’est fréquent. On double souvent par email et on conserve les preuves d’envoi. Et surtout : on avance malgré tout sur la preuve (diagnostic/expertise).

  • “Dois-je payer le solde du prix si je n’ai pas tout payé ?”

C’est une question sensible. En principe, la règle légale prévoit que le paiement s’exécute au moment de la livraison, sauf volonté différente des parties, et à défaut de délai convenu, les juges apprécient un délai raisonnable selon les circonstances. Avant toute décision (suspension de paiement, opposition…), mieux vaut cadrer juridiquement la stratégie, car une réaction mal calibrée peut se retourner contre l’acheteur.

  • “Combien puis-je demander ?”

Cela dépend : du coût de remise en état, de la perte de valeur, des circonstances (professionnel/particulier, connaissance du vice, etc.) et surtout des conclusions techniques (diagnostic/expertise)

Ce que je fais concrètement pour vous

  • Analyse du dossier et définition d’une stratégie simple et lisible
  • Rédaction de mise en demeure claire, ferme, et orientée “résultat”
  • Organisation de l’expertise (amiable contradictoire ou judiciaire)
  • Négociation avec le vendeur / son conseil / son assureur
  • Procédure si nécessaire, avec un dossier construit sur la preuve

Prendre rendez-vous

Vous avez un doute sur un vice caché voiture / véhicule d’occasion ? Je vous propose un premier échange gratuit (15 min) pour faire le point, vérifier la faisabilité, et décider des prochaines étapes.

Un premier contact peut suffire à vous éclairer.

Antoine Chadanian
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Avocat à la Cour
| 18, rue de l'Arcade - 75008 Paris